Don’t let the French president get elected by chance

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In yesterday evening’s edition of France’s daily quality newspaper Le Monde, Guy Carcassonne and Olivier Duhamel made an interesting suggestion for revising the French Constitution, one in which I have myself believed since 2002. Remember, that was the year in which M Le Pen, the candidate of the extreme right, qualified for the run-off in the presidential election, beating the socialist candidate, M Jospin and ensuring the victory of M Chirac.

The suggestion, then, to avoid this happening again is quite a straightforward one: that if the two candidates who are ahead in the first ballot haven’t obtained enough votes to ensure they represent a meaningful proportion of the electorate, an additional, intermediary ballot should be organised:

Cette solution consisterait à introduire la possibilité d’un tour intermédiaire si moins de deux candidats ont réuni chacun 20 % des suffrages exprimés au premier tour.

Si plus de deux candidats ont dépassé ce seuil, rien ne change et les deux qui sont arrivés en tête s’affrontent normalement au second tour. Si moins de deux candidats ont atteint ce seuil, un tour intermédiaire est organisé, dès le dimanche suivant, auquel participent les quatre candidats qui ont obtenu le plus de suffrages au premier tour. Les deux premiers dans ce deuxième tour participent seuls au tour décisif, quinze jours plus tard. L’élection, dans cette hypothèse, ne prendrait qu’une semaine de plus.

Si ce système avait existé dans le passé, il aurait joué deux fois. En 1988, le tour intermédiaire aurait redonné une chance à Raymond Barre, peut-être plus apte que Jacques Chirac à l’emporter sur François Mitterrand. Jean-Marie Le Pen eût également été présent, mais seulement à ce tour intermédiaire, à la différence de 2002, où Lionel Jospin et François Bayrou auraient disputé au moins un tour de plus.

L’on peut juger tout cela, a priori, bien compliqué. Toutefois, premièrement, c’est assez aisément explicable et compréhensible, et pourrait provoquer un consensus entre droite et gauche, contre lequel même les extrêmes auraient du mal à s’élever. Deuxièmement, de deux choses l’une : ou le dispositif ne sert jamais, et rien n’aura changé, ou il devra être activé et l’on sera alors bien heureux qu’il existe§.

G. Carcassonne and O. Duhamel, Eviter un nouveau 21 avril. Le Monde, March 8, 2006

The risk is far from theoretical. French politics is much more fragmented than it is in the old Anglo-Saxon democracies. It’s quite likely that in 2007, there will be six or seven candidates who, initially at least, will stand some chance of making it to the runoff. Consequently, the likelihood that both the second-ballot candidates will have more than 20 per cent of the vote in the first—a reasonable requirement—is far from high.

I’m not at all a believer in constitutional tinkering. But this small change would be a very welcome one, if not before 2007, then at any rate afterwards.